
← Décodeur de la Communication6 dagen geleden · 16 min
Le Dircom de Demain | Samuel Cuneo, dircom de la Fondation AlphaOmega | Ext
À quoi ressemblera le directeur de la communication des années 2030 ? Pour Samuel Cuneo, Dircom de la Fondation AlphaOmega, la réponse ne se trouve pas uniquement du côté de la technologie.
Un chef d’orchestre plutôt qu’un expert de tout
Le communicant de demain devra d’abord savoir écouter et observer. Dans un environnement qui évolue en permanence, impossible de tout maîtriser. Le Dircom devient donc un chef d’orchestre capable d’identifier les bonnes compétences et de s’entourer des bons experts.
Car les outils passent. Hier Facebook, aujourd’hui ChatGPT, Claude ou Gemini, demain autre chose. La technologie change, les formats vieillissent et les effets « waouh » finissent toujours par s’essouffler. Ce qui demeure, c’est la stratégie et la capacité à construire une marque dans le temps.
À la Fondation AlphaOmega, cette logique s’incarne dans un objectif : faire en sorte qu’AlphaOmega devienne synonyme d’éducation. Une association qui ne se décrète pas mais qui se construit, message après message, année après année.
Le communicant n’est pas la voix de son maître
Mais Samuel Cuneo va plus loin. Pour lui, un bon Dircom doit aussi avoir de la personnalité et surtout du courage. Son rôle n’est pas d’exécuter gentiment les demandes de la direction ou de produire les sempiternels supports de communication.
Il doit parfois savoir dire : « Là, on fait une c*nnerie. »
Une posture qui suppose évidemment une relation de confiance avec les dirigeants. Car la communication ne peut pas fonctionner durablement dans un climat de défiance.
Protéger ce qui a mis des années à se construire
Le Dircom est aussi le gardien de la réputation de son organisation. Samuel Cuneo le résume avec une formule particulièrement parlante : la réputation se gagne en gouttes et se perd en litres.
À lui donc de sentir quand il faut accompagner le changement, quand il faut pousser un dirigeant à « renverser la table »… et quand il faut au contraire l’en empêcher.