
← Pop Corn3 dagen geleden · 31 min
Flush : Qui va à la chasse perd sa place. Entretien avec l'équipe du film le plus barré de l'année.
C'est l'un des pitchs les plus cinglés que le cinéma français ait connu : un homme reste coincé, la tête dans une cuvette de toilettes à la turque, pendant une heure et quart. Improbable ? Et pourtant, ce film s'appelle Flush, et a conquis les festivals du monde entier, empilant les prix, avant même sa sortie en France. Né d'une blague d'écriture il y a une quinzaine d'années, porté par une envie farouche d'indépendance après avoir essuyé les refus de la production classique, le film a fini par se faire, en dehors des circuits traditionnels, dans un garage de banlieue parisienne transformé en studio. Comédie, survival, film de genre, presque mélodrame par moments : Flush refuse de se laisser enfermer dans une case - un comble pour un film qui, lui, ne quitte jamais ses toilettes. Un exploit scénaristique, un tour de force physique pour son acteur principal, et un vrai pari artistique porté à bout de bras par toute une équipe de passionnés. Au premier rang duquel (et au micro de Nova) le réalisateur Gregory Morin, son co-scénariste David Neiss et sa vedette, Jonathan Lambert.