
← Jeunesse Afri’Tech Podcast7. Sept. · 12 Min.
Trois personnes. Trois réalités des paiements en CI que les données officielles ne capturent pas. Ce que la rue sait.
CE QUE LA RUE SAIT — TROIS PORTRAITS SUR LES PAIEMENTS DIGITAUX EN CI
Après deux mois de recherche documentaire, j’ai commencé à rencontrer des gens. Et les trois personnes que j’ai interviewées cette semaine m’ont appris des choses qu’aucun rapport BCEAO n’aurait pu me donner.
OUMOU — LA COMMERÇANTE
Elle a Wave, Orange Money, MTN. Et elle a choisi de ne pas avoir de compte marchand. Pas parce qu’elle ne sait pas ce que c’est — parce qu’elle a fait le calcul. 7 clients sur 10 paient en cash dans sa boutique. Sa friction principale : la connexion internet, pas les frais. Et la multi-détention, elle me la décrit naturellement : ’Notre génération a pas de problème avec Wave. C’est peut-être la génération de nos parents.’
YEMIMA — L’EX-COMPTABLE DE DJAMO
Pendant un an, elle a reçu des fichiers de transactions et fait des rapprochements bancaires. Ce qu’elle m’a dit sur la différence fintech vs banque est la réponse la plus nette que j’ai eue sur ce sujet : réclamation chez Djamo = réglée immédiatement. En banque = démarches longues, volet humain désagréable. Le vrai avantage des fintechs, c’est peut-être ça.
CHEICK-AZIZ — LA DIASPORA ET L’ARNAQUE
Il vit au Canada depuis deux ans. Marché quasi-cashless. Il m’a raconté l’arnaque que sa mère a failli subir — un faux agent Mobile Money qui connaissait son solde et envoyait un SMS factice pendant l’appel. Sa conclusion : ’Nous les jeunes, on peut repérer ça. Les parents sont vulnérables.’
En ligne avec le Global Findex 2025 : 30% des utilisateurs Mobile Money ciblés par des arnaques en Afrique subsaharienne.