
← Saucette, le podcast9. Mai · 1 Std. 50 Min.
Michelle Bouffard: l’avenir du vin durable
<p>Dans ce nouvel épisode, on reçoit Michelle Bouffard, sommelière, communicatrice, chroniqueuse vin au Devoir et à Curieux Bégin, fondatrice de Tasting Climate Change, enseignante WSET, et figure incontournable de l’industrie du vin.</p><p>La conversation s’ouvre avant même le clap de début de l’enregistrement. On a choisi de garder ce moment parce qu’il révèle quelque chose de précieux: la rigueur, la curiosité, la discipline, et l’humilité qui accompagnent le parcours de Michelle vers le titre de Master of Wine, un des plus prestigieux au monde. Elle y parle d’examens redoutables, de dégustation à l’aveugle, de théorie, et de cette envie d’apprendre qui dépasse largement la quête d’un titre.</p><p>Chez Michelle, le vin n’est jamais seulement une bouteille. C’est un langage, un terrain d’étude, une façon de comprendre le monde, et un lieu de transmission. Son parcours, de la trompette classique à la sommellerie, raconte aussi cette même recherche de précision, de nuance, et de connexion humaine.</p><p>Au coeur de l’épisode, il y a un sujet essentiel: les changements climatiques, ou plutôt le chaos climatique, comme Michelle le nomme si justement. À travers son travail avec Tasting Climate Change, elle rassemble depuis près de 10 ans les acteurs de toute la chaîne du vin — vignerons, sommeliers, journalistes, acheteurs, monopoles, producteurs, chercheurs — pour réfléchir ensemble à ce qui change déjà, à ce qui s’en vient, et surtout, à ce qu’on peut faire maintenant.</p><p>On parle des impacts très concrets sur la viticulture: la hausse des sucres, la baisse des acidités, les maladies, les insectes qui apparaissent ailleurs, les sécheresses, les pluies au mauvais moment, les saisons qui s’allongent, et les choix de cépages qui devront peut-être être repensés. Le Québec fait aussi partie de la réflexion, avec son potentiel immense, ses bonnes années récentes, mais aussi l’instabilité qui accompagne cette nouvelle réalité.</p><p>La discussion ouvre plusieurs pistes de solutions: dire non aux bouteilles lourdes, réfléchir aux contenants alternatifs, mieux comprendre les certifications, garder un esprit critique face au bio, à la biodynamie, et au vin durable, explorer les cépages autochtones, s’intéresser aux PIWI, boire plus local, et surtout, rester curieux. Curieux des nouveaux cépages, des nouvelles régions, des vins d’ici, des producteurs qui font les choses autrement, et de tout ce qui peut nous aider à boire avec plus de conscience, sans jamais perdre