
← KM42 : Conseils Course à pied pour courir après 40 ans7 oct · 33 min
Pourquoi ne retenez-vous que le pire de chaque sortie ou course ?
Tu rentres d'une sortie longue où tout s'est bien passé, mais tu ne repenses qu'au dernier kilomètre où ça a piqué et tu avais le sentiment de lâcher. Tu as fini ta course mais tu repenses à cette dernière ligne droite où tu n’avais plus de gaz. Ça sent le vécu ?
Nous avons une incroyable capacité à nous dévaloriser, à voir les mauvais côtés de nos entraînements. Cela nous fait douter avant les courses. ça nous amène à juger sévèrement nos résultats. Et ça entame notre confiance
Est-ce normal ? Oui. C’est le biais de négativité. Est-ce inéluctable ? Peut-être pas. Je vous explique pourquoi et comment faire.
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J’ai bouclé mon premier marathon de Paris après avoir perdu 27 kilos, et je n'ai retenu que le mur et mes 3h46 au lieu des 3h30 espérés. Ce réflexe qui donne plus de poids à une mauvaise sensation qu'à tout le reste a un nom, le biais de négativité, et il traîne dans la tête de beaucoup de coureurs et de coureuses qui doutent.
Dans cet épisode, je vous explique d'où il vient et je vous donne un exercice simple, à faire après chaque sortie, pour remettre la caméra sur ce qui s'est bien passé et retrouver du plaisir et de la confiance.
Vous terminez votre sortie, il y a eu du bon et du moins bon, et c'est le moins bon qui reste. Un temps moyen, une dernière ligne droite sans gaz, un papy qui vous double à la fin d'un trail d'anniversaire. J'en ai plein d'exemples, et celui-là, je ne l'ai toujours pas digéré. Mon 5 km en 20:28, mon record, je l'ai vécu comme un sub-20 raté, alors que quelques années plus tôt je ne pouvais pas courir 300 mètres.
Ce réflexe s'appelle le biais de négativité, un des nombreux biais cognitifs, ces raccourcis que prend le cerveau pour économiser de l'énergie. Pour nos ancêtres, retenir le champignon dangereux ou la descente pleine de cailloux était un avantage de survie. Sauf que nous avons gardé le même cerveau dans un monde où la menace est devenue un chrono décevant. Une séance ratée prend alors des airs d'injustice (« je n'ai jamais de chance, tout