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Tsunami de 2004 : la vague qui a tué près de 230 000 personnes

Tsunami de 2004 : la vague qui a tué près de 230 000 personnes30 août50 min

<p>Le 26 décembre 2004, à 0 h 58 min 53 s en temps universel, la terre se déchire au large de Sumatra. Le séisme atteint une magnitude de 9,1, l’un des plus puissants jamais enregistrés. En quelques minutes, plus de 1 200 kilomètres de faille rompent sous l’océan Indien. Le fond marin se soulève brutalement et déplace une masse d’eau gigantesque. Sur les côtes voisines, personne ou presque ne comprend encore ce qui vient de commencer.</p><p><a href="https://fr.tipeee.com/autrementlhistoire" target="_blank" rel="noopener noreferer">Si vous aimez ce travail, vous pouvez soutenir Autrement l’Histoire sur Tipeee et contribuer directement à la création des prochains récits.</a></p><p>À Aceh, en Indonésie, la mer arrive parfois moins de vingt minutes après le séisme. Sur certaines plages de Thaïlande, elle se retire de façon spectaculaire. Des vacanciers s’avancent sur le sable humide, intrigués. Des enfants observent les poissons prisonniers dans les flaques. Quelques personnes prennent des photos. Puis une masse d’eau apparaît, grossit et emporte bateaux, voitures, maisons et ceux qui se trouvent sur son passage.</p><p>En quelques heures, le tsunami frappe l’Indonésie, la Thaïlande, le Sri Lanka, l’Inde, les Maldives, puis atteint les côtes africaines. Au Sri Lanka, le train Samudra Devi est rattrapé près de Peraliya. Une première vague l’immobilise. Une autre, plus puissante, renverse les wagons et les emporte. Plus d’un millier de personnes meurent dans ce qui reste généralement considéré comme la catastrophe ferroviaire la plus meurtrière de l’histoire.</p><p>Pourquoi personne n’a-t-il pu prévenir les populations à temps ? En 2004, l’océan Indien ne dispose pas encore d’un véritable système régional d’alerte aux tsunamis comparable à celui du Pacifique. Le séisme est détecté, mais sa puissance exceptionnelle est d’abord sous-estimée. Surtout, l’information ne parvient pas assez vite aux plages situées sur la trajectoire de la vague. Pourtant, certains signes étaient là : une secousse longue et inhabituelle, un retrait soudain de la mer, parfois un grondement étrange.</p><p>Quelques personnes reconnaissent ces signes. À Phuket, Tilly Smith, une Britannique de dix ans, se souvient d’un cours de géographie reçu quelques semaines plus tôt. Elle comprend qu’un tsunami approche et alerte sa famille. Plus d’une centaine de personnes sont mises à l’abri. Sur l’île indonésienne de Simeulue, une tradition orale née après un tsunami en 1907 enseigne qu’après une forte