Choses à Savoir TECH VERTE

← Choses à Savoir TECH VERTEil y a 3 jours · 2 min

Les satellites à la rescousse des agriculteurs et de la nature ?

Les satellites à la rescousse des agriculteurs et de la nature ?il y a 3 jours2 min

Les agriculteurs français pourraient encore économiser jusqu’à environ 30 % de certains apports d’eau grâce à une irrigation mieux pilotée. Mais les chercheurs préviennent : aucun satellite ni capteur ne suffira si les cultures restent mal adaptées aux ressources disponibles.

Cette semaine, un millier de spécialistes de l’irrigation venus de 75 pays se réunissent à Marseille pour le congrès international de l’ICID. Parmi les sujets étudiés : la télédétection, les capteurs et les équipements permettant d’apporter l’eau plus précisément. Dans un champ, des sondes peuvent mesurer l’humidité du sol et signaler le moment où une plante commence réellement à manquer d’eau. Dans les vignobles, certains dispositifs suivent directement le flux de sève pour détecter un stress hydrique avant qu’il n’affecte le rendement ou la qualité.

Les satellites apportent une autre échelle. En observant de grandes surfaces régulièrement, la télédétection peut suivre l’état de la végétation, estimer ses besoins et documenter l’évolution des ressources hydriques. Elle permet donc de décider non seulement combien arroser, mais aussi quelles parcelles doivent être prioritaires. Sami Bouarfa, chercheur à l’INRAE et l’un des organisateurs scientifiques du congrès, estime que l’agriculture irriguée dispose encore d’une marge d’amélioration de l’ordre de 30 % grâce à ces technologies. Ce chiffre doit être compris comme un potentiel d’optimisation, pas comme une baisse garantie de 30 % de la consommation agricole française.

Car économiser chaque goutte ne résout pas la question de fond. L’INRAE souligne aussi qu’il faut revoir les cultures et leur localisation. Le maïs représentait environ 40 % de l’irrigation française il y a vingt ans, contre 30 % aujourd’hui. Dans certaines régions, déplacer une culture ou choisir une variété plus adaptée peut éviter de devoir irriguer davantage. Cette réflexion devient urgente après un début d’automne marqué par une sécheresse exceptionnelle des sols et des précipitations très déficitaires en septembre.

Source : GEO

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.