
← Un mot par jourNouveau · 2 min
Pusillanimité
La pusillanimité, c’est le manque de courage, d’audace ou de fermeté face à une difficulté. Une personne pusillanime hésite, recule ou renonce, non pas forcément parce qu’elle est incapable d’agir, mais parce qu’elle redoute les conséquences de son action.
Prenons un exemple. Dans une réunion, quelqu’un assiste à une injustice. Il sait qu’il devrait intervenir, mais se tait, par peur de déplaire à son supérieur. On pourrait dire qu’il fait preuve de pusillanimité. De même, un responsable qui évite systématiquement de prendre la moindre décision difficile peut être qualifié de pusillanime.
Ce mot appartient au vocabulaire soutenu et possède une origine particulièrement parlante. Il vient du latin « pusillanimitas », formé sur « pusillanimis », lui-même composé de « pusillus », qui signifie « tout petit », et d’« animus », l’esprit ou le courage. Littéralement, être pusillanime, c’est donc avoir une « petite âme », autrement dit manquer de force morale.
Mais attention, la pusillanimité n’est pas tout à fait synonyme de timidité. Une personne timide peut éprouver une gêne dans ses relations sociales tout en étant parfaitement courageuse. Et quelqu’un de prudent n’est pas non plus nécessairement pusillanime : il peut simplement mesurer les risques avant d’agir.
La nuance essentielle, c’est que la pusillanimité suggère une peur excessive, qui empêche d’affronter une situation ou d’assumer ses responsabilités. C’est pourquoi le mot est généralement péjoratif.
On le rencontre notamment dans la littérature. Molière, par exemple, évoque dans Les Fourberies de Scapin des « cœurs pusillanimes » qui, à force d’anticiper les conséquences, n’osent rien entreprendre.
Pour retenir le sens du mot, souvenez-vous donc de son origine latine : une petite âme. Et de son contraire : le courage. La pusillanimité, c’est cette tendance à laisser la peur décider à notre place.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.