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← Vlan!29 sept. · 1 h 09 min

#409 Coming-in : le chemin vers soi-même avec Iris Brey

#409 Coming-in : le chemin vers soi-même avec Iris Brey29 sept.1 h 09 min

Iris Brey est autrice, critique de cinéma et réalisatrice. Elle publie cette année "Une réponse", un récit intime dans lequel elle raconte comment elle est devenue lesbienne, ce que l'inceste a laissé dans sa vie et la façon dont sa famille a réagi quand elle a parlé.

On a démarré par l'astrologie, parce qu'elle tacle les Sagittaire au début du livre et que j'en suis un. Puis on est passés au placenta, cette poche mouvante qui ouvre le récit et qui lui sert de métaphore pour l'écriture. Très vite, la conversation est devenue l'une des plus déplaçantes que j'aie eues sur Vlan!. Iris dit les choses sans détour, avec beaucoup de douceur et beaucoup de colère à la fois. Ça oblige à regarder sa propre vie autrement, surtout quand on est un homme hétérosexuel comme moi.

Dans cet épisode, nous parlons de la puissance d'une rupture amoureuse. On parle aussi de l'idée que l'hétérosexualité s'apprend, comme on apprend à performer un genre, et du coming in, ce concept d'Élodie Font qu'Iris trouve juste sans que ce soit tout à fait le sien. J'ai questionné Iris sur ce qu'elle a laissé derrière elle en quittant la norme : les talons, les vêtements qui serrent, le sac à main, le maquillage et surtout la charge mentale, qui a disparu de son quotidien. Elle raconte les conversations de couples hétéros entendues dans le train et les dîners bourgeois où l'on parle d'enfants et d'immobilier. À l'inverse, il y a les apéros entre familles lesbiennes, où l'on parle de la Biennale de Venise et où l'on s'organise pour garder les enfants. C'est en tous cas, sa manière de voir les choses.

On a parlé d'amitié entre hommes et femmes et du test de Bechdel, qu'elle a raconté dans son livre précédent. On a aussi parlé de repli identitaire. Mais également de l'inceste comme système de domination, bien plus que comme pédophilie. Une de ses phrases m'est restée longtemps après l'enregistrement : les gens sont toujours du côté du dominant. Iris explique comment elle a tout dit à son fils Otto, qui va avoir sept ans, et pourquoi il sait aujourd'hui nommer le harcèlement ou le racisme dans la cour de récréation. On finit sur l'érotisation de la violence dans la création et sur son envie d'ouvrir la porte à des génies qui ne seraient pas forcément méchants.

Citations marquantes- « C'est hyper joyeux de ne pas savoir. Ça demande d'être extrêmement actif dans sa vie et dans son désir. »- « Les gens sont toujours du côté du dominant, partout, tout le temps. »- « L'impulsion n'est pas la pédop